« Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c’est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. Son plus grand plaisir est de nous pardonner… Nos fautes sont des grains de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu… Quelle grande bonté de Dieu : son bon cœur est un océan de miséricorde ; ainsi quelque grand pécheur que nous puissions être, ne désespérons jamais de notre salut. Il est si facile de se sauver ! »

Quelques  objections

« Je n’ai pas envie »

Qui a vraiment « envie » de se confesser ? La confession implique souvent un petit combat contre notre fierté et notre honte. Être pardonné est plus un besoin qu’une envie ! Besoin d’entendre le Père de toutes miséricorde nous dire  : « Tu es mon enfant bien-aimé ! », et nous libérer du poids de nos fautes. « Moi, si j’avais commis tous les crimes possibles, je garderais toujours la même confiance, car je sais bien que cette multitude d’offense n’est qu’une goutte d’eau dans un brasier ardent. » (Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus). Que le désir de la Miséricorde de Dieu soit plus grand que notre envie de rester dans notre misère à cause de notre péché.

« Je n’ai rien à me reprocher »

Qui peut dire qu’il est sans faute, sans péché ? On peut cependant avoir peu l’expérience de l’examen de conscience, ou on évite d’avoir un vrai regard sur soi-même. Rappelons-nous la parole du Seigneur : « Si nous disons : ‘nous n’avons pas péché’, nous nous abusons, et la vérité n’est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, Dieu est assez fidèle et juste pour remettre nos péchés et nous purifier de toute injustice. » (1 Jn 8-9)

« Je n’ai pas besoin d’un prêtre »

Qui me donne l’assurance que Dieu m’a pardonné ? L’auto-suggestion ne suffit pas.  Dieu a institué lui-même le sacrement du pardon (Jn 20, 23), afin que le prêtre soit l’instrument visible du pardon, et que nous ayons la certitude que c’est lui qui nous a pardonné.

« Je retombe toujours et le sacrement ne semble pas efficace »

Revenir se confesser régulièrement, c’est goûter la puissance infinie de sa Miséricorde. Il sait nos faiblesses. Revenir à Lui, c’est le laisser Vainqueur de nos péchés. Si nous n’allions plus nous confesser, nous abandonnerions, par découragement, le combat spirituel, et nous deviendrions peu à peu, plus pécheur encore. La grâce sacramentel met à chaque fois un frein au cycle du péché. Il nous redonne la joie de sa voir que Dieu ne se décourage jamais. « Dieu ne se lasse pas de nous pardonner, c’est nous qui nous lassons de lui demander pardon. » (Pape François).