Annonce suite à la crise du CORONAVIRUS

À partir du vendredi 27 mars 2020,
grâce à la présence du P. Luc Reydel,

L’ÉGLISE SERA PARTIELLEMENT RÉOUVERTE POUR LA PRIÈRE PERSONNELLE
DU LUNDI AU DIMANCHE DE 15H
À 17H.


En cette période d’épidémie, les prêtres de Saint-Louis d’Antin vous proposent des méditations quotidiennes

Méditations quotidiennes


Vendredi 27 mars 2020

Nous sommes vendredi, et alors que saint Louis est normalement très active dans ces jours qui précèdent Pâques, il y règne un silence surprenant et inhabituel. Les chaises sont vides, les prie-Dieu sont inoccupés et les cierges allumés en début de semaine passée se sont éteints. On n’entend plus l’orgue de David-Noël Hudson courir sur une Toccata, la voix altière de Claire résonner dans la voute ou celle d’Yves rassembler la prière des fidèles. Vincent n’installe plus le vidéo-projecteur le vendredi. On ne voit plus Gérard se déplacer avec un escabeau pour revisser une lanterne récalcitrante. Brigitte n’invite plus les communiants à s’avancer ; Alida n’ajuste plus les offrandes sur la crédence ; Sylvain n’ouvre plus les salles et ne replace plus les chaises pour la conférence à venir. Le centre Bernanos a fermé ses portes, et les deux Anne comme Sophie, préparent la reprise de chez elle ; Pavel aussi met à jour le site de chez lui ; mais les affiches ne se succèdent plus sur les panneaux d’affichage.

La prière à Marie ne s’élève plus au rythme des grains du chapelet ; le saint Sacrement ne bénit plus les fidèles ; les confessionnaux restent muets. La voix tonitruante du Père Rozo ne réveille plus les endormis ; les mélopées grégoriennes du Père Renoult et du Père Haby ne chantent plus avec les anges ; Le Père Duval-Arnoult ne nous toise plus de sa haute taille, de sa sagesse et de ses presque cent ans ; les Pères dominicains ne nous enseignent plus de leur prédication ; Les confesseurs sont au chômage et ne tracent plus sur les pénitents le signe du salut ; le Père Annequin et le Père Hunt n’accueillent plus les Chrétiens venus s’abreuver à leur homélie. Les exhortations du Père Reydel n’enflamment plus les cœurs.

L’accueil ne reçoit plus les grandes confidences comme les demandes d’horaire ; la librairie ne dispense plus les livres du savoir ; Les lettres hébraïques ne sont plus tracées sur le tableau ; Les « Amis du passage » ne peuvent plus passer, autant que les groupes de prière se sont égaillés. On ne se voit plus autour d’un verre de l’amitié, que la brigade « apéritif » met tant de cœur à installer. Les Anciens du MCR, emmenés par notre diacre Alain Desjonquères, sont confinés chez eux ; l’école de sainteté a suspendu ses rencontres ; Saint Marc n’est plus lu  et les conférences dans l’église sont annulées.

La nature et ses exigences ont figé nos églises dans le silence, mais pas notre foi. Nous vivons notre carême chrétien à l’ombre du tombeau, et nous préparons à Pâques dans la lumière de la Résurrection. La petite mort de nos églises, et de notre église Saint Louis d’Antin, est une préparation inattendue à saisir le sens de la Résurrection. Le saint sacrement, mystère autant de la mort que de la Résurrection du Sauveur, est toujours là et dans le silence de notre église, dans le silence de nos rues désertées, il demeure toujours à nous attendre.

Je gage que la vie à Saint Louis vous manque. Elle me manque. L’absence nous fait peser et prendre conscience des biens de la Providence divine. Parfois elle est salutaire et nous apprend à estimer les dons de Dieu.

A bientôt, chers paroissiens et chers fidèles,

P. Antoine DEVIENNE, curé

 


24 mars 2020

Chers amis,
je vous joins le message que les évêques de France adressent aux catholiques à l’occasion de la Fête de l’Annonciation, le 25 mars. Ce message est à diffuser largement autour de vous. Pour le visualiser, cliquez ici.

Que cette chaîne de prière  nous soutienne en ce temps de Carême qui est plus que jamais à vivre à la Lumière de La Résurrection que nous fêterons dans la joie à Pâques, malgré les restrictions qui nous seront imposées.

Fidèlement,
P. Antoine Devienne, curé


18 mars 2020

Chers fidèles,

La prudence et l’obéissance aux prescriptions de santé publique m’ont amené à décider de la fermeture de l’église saint Louis d’Antin. Une très grande majorité d’entre vous est concernée par les règles de confinement et ne peut venir dans notre paroisse parce que n’habitant pas notre quartier.

J’ai aussi le souci de préserver la santé des fidèles, des salariés, des bénévoles, et des prêtres dont une grande proportion atteint des âges dépassant les 70 ans. La situation sanitaire est plus préoccupante que nous avions pu le penser il y a à peine dix jours, et la rigueur du confinement semble la seule manière d’endiguer cette pandémie et de soulager la saturation des services de santé. Ces mesures s’appliquent à tous et doivent être considérées comme une marque de notre solidarité nationale. Nous souffrons de la suspension de la vie liturgique et sacramentelle si essentielle à Saint Louis d’Antin.

C’est un temps de retraite forcée qui nous dispose à entrer de l’intérieur dans le carême. Plus qu’une obéissance à des mesures humaines, nous obéissons aux contraintes de la nature et à celles de la prise en compte des plus faibles. Cela nous rappelle que les lois ou les règlements humains ne peuvent pas indéfiniment être détachés de la réalité de notre nature incarnée et créée. Peut-être que pour la première fois depuis longtemps, nous apprenons que nous ne possédons pas la nature, mais que Dieu nous apprend à nous y conformer, par le réalisme et la loi de la nécessité. L’homme ne peut pas se penser comme un pur esprit ou une volonté détachée de sa dimension corporelle. Le Fils de Dieu lui-même s’est conformé à cette condition.

Je ne puis dire combien de temps cette mesure durera et vous invite à rester en contact en consultant le site de la paroisse. Vous pouvez aussi trouver la méditation du jour que nous produirons quotidiennement à partir de ce jeudi, fête de la saint Joseph.

Bon courage à tous et que Dieu vous bénisse.

P. Antoine DEVIENNE, curé


Chers pères, chers tous,

Nous souhaitions sans attendre vous faire part du message reçu en début d’après-midi de la part de la CEF. Il s’agit d’un message de l’ensemble des évêques de France aux catholiques et citoyens, invitant les Français à un geste commun le jeudi 25 mars prochain à 19h30, en même temps qu’ils proposent que les cloches de toutes les églises de France sonnent ce soir-là :

L’ensemble des évêques de France invitent les Français à un geste commun le jeudi 25 mars prochain. Les catholiques lui donneront une signification particulière en raison de la fête de l’Annonciation, mais tout le monde peut s’y joindre : déposer une bougie sur sa fenêtre au moment où les cloches sonneront sera une marque de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays. Ce sera aussi l’expression de notre désir que la sortie de l’épidémie nous trouve plus déterminés aux changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années.Nous, catholiques, demanderont en même temps à la Vierge Marie de remplir nos cœurs de foi, d’espérance et de charité en ces temps et de nous obtenir la grâce de l’Esprit-Saint pour que nous sachions trouver les gestes nécessaires.

Nous profitons aussi de ce message pour partager avec vous un court message vidéo de Mgr Michel Aupetit, adressé également à tous, en ce mercredi 18 mars. Nous vous invitons à le relayer sur vos réseaux. D’autres messages vidéo de ce type seront très certainement produits régulièrement au cours de cette crise. Enfin, Mgr Aupetit interviendra également chaque matin quelques minutes sur Radio Notre Dame.

Nous restons tous à votre disposition pour vous aider,
Karine Dalle et l’équipe de la communication


KTO propose une messe quotidienne, vous pouvez la suivre ici.


Pour garder le sourire et l’espoir…


Prière à Sainte Geneviève disponible ici.