Chers fidèles de saint Louis d’Antin,

Je suis comme vous peiné et consterné par la violence de l’incendie qui a ravagé la toiture de notre chère cathédrale Notre-Dame de Paris. S’il y a un temps pour chaque chose sous le soleil, comme dit l’Ecclésiaste, nous sommes alors dans le temps de la tristesse.

Il est heureux de ne pas déplorer de morts et nous pouvons saluer le courage des pompiers, dont un a été atteint grièvement, selon les média.

Je repense à notre pèlerinage paroissial du 6 avril, et suis dans l’étonnement que nous eussions pu le faire si peu de temps avant ce drame. Quelle étrange coïncidence… Nous avons pu vénérer dans cette si belle église la relique de la couronne d’épines et voilà que nous la voyons blessée et délabrée. J’en tire comme leçon qu’il ne faut pas faire attendre la grâce de Dieu et que les opportunités qui se présentent sont à saisir, au risque de regretter de l’avoir laissé passer.

Je m’interroge sur le lien qu’on peut faire entre cette église métropolitaine de pierre et l’Eglise du Seigneur dont nous sommes les membres. Depuis des mois, le feu des accusations l’a mise à nu, et je reconnais dans les poutres calcinées de Notre-Dame, les ravages que le péché a produits dans notre Eglise. Je constate en même temps l’émoi général, la levée des mécènes, la volonté de reconstruction qui n’attend pas que les études soient publiées, que les experts se soient prononcés. Ce mouvement est prophétique et doit nous enseigner. L’attachement à reconstruire Notre Dame doit nous inspirer à œuvrer à la reconstruction de Notre sainte Mère l’Eglise. Ce que nous serons capables de faire dans la pierre, nous pourrons être capables de la faire dans le cœur. Imitons donc saint François d’Assise, qui en réparant la chapelle de San Damiano, comprit qu’il avait la mission de réparer l’Eglise.

P. Antoine DEVIENNE, curé

Message de l’archevêque de Paris aux prêtres et diacres de Paris

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